Le jour où un Rabbin m’a giflé…

Tout avait pourtant bien commencé ! Un jour de shabbat comme un autre, dans une communauté tranquille de la banlieue parisienne. Je suis en vacances et j’accompagne mon beau-frère à la Synagogue de son quartier.
Nous sommes samedi matin et, après la prière du matin, le Rabbin démarre son traditionnel discours.
Il dit (je cite de mémoire) :

« Jérusalem était désertique. Certes, aujourd’hui, elle est habitée mais il y a tant de lachone hara dans cette ville (1), tant de gens qui profanent le chabbat, tellement de pêchés qui y sont commis, que les Poskim (2) nous disent qu’il aurait mieux fallu qu’elle reste déserte pour ne pas porter atteindre à sa sainteté. »

Le scandale de la viande cachère qui ne l’est peut-être pas vraiment…

Ce passionnant article écrit par le Rav David Rosen est paru mi-mars sur l’un des blogs du Times of Israël: http://blogs.timesofisrael.com/is-any-meat-today-kosher/

Dans cet article, intitulé « Is any meat today kosher ? » – que l’on pourrait très approximativement traduire par « Y a-t-il aujourd’hui de la viande vraiment cachère ? », le Rav s’appuie sur son expérience dans le monde de la cacheroute et le milieu des abattoirs et se pose cette question pour le moins étonnante…

Pour ceux qui ne sont pas anglophones, et aussi pour les gros fainéants, je vais essayer de résumer sa pensée (pardon si je ne suis pas exhaustif et si parfois j’interprète ses propos)…

Mon Alyah en Vers Sion Originale Episodes 15 à 17 – Les Premières Fois

Ce soir on mange des pâtes à la crème. Jusque là, ça ne mérite pas d’en faire un post! Pourtant, pour un nouvel immigrant, c’est déjà toute une aventure…

J’arrive au petit supermarché du quartier. On dit quoi ici en arrivant? « Chalom » ça fait touriste je suppose; « erev tov » c’est un peu formel je pense. Je crois que je ne vais rien dire, ça fait assez israélien ça, de feindre l’indifférence…

Mon Alyah en Vers Sion Originale Episodes 11 à 14 – Adieu mon Pays

Quelle drôle d’idée quand on a 25 ans d’aller à l’Olympia voir un concert d’Enrico Macias!
Nous sommes en juin 1995 et, avec ma bande de copains, nous allons à un concert de « vieux ». Très vite, l’ambiance s’échauffe et l’Olympia s’embrase. Entre les « youyou » de mon ami Franck et les danses endiablées de toutes les Tata Georgette de Paris, c’est de la pure folie! Toute la salle danse, chante, crie, exulte. L’Olympia n’avait pas du voir ça depuis Johnny Hallyday ou les Beatles!
Puis, au milieu du concert, les musiciens se retirent et laissent Enrico seul sur scène. La lumière s’éteint. Enrico prend sa guitare, s’avance sur le devant de la scène. Le temps est suspendu. Enrico démarre un solo de guitare et puis…
« J’ai quitté mon pays,
J’ai quitté ma maison,
Ma vie, ma triste vie,
Se traîne sans raison… »

Mon Alyah en Vers Sion Originale Episodes 8 à 10 – Au Revoir

Pour parler l’hébreu, il n’y a pas beaucoup d’alternatives: il faut s’y mettre!
Je suis trop jeune pour renoncer à le parler et trop vieux pour l’apprendre rapidement. C’est un fait: je sais que je vais galérer pendant de longs mois et probablement même de longues années!

Ces derniers mois, c’est surtout avec mon petit Yoel, 5 ans, que j’apprends le plus. Il adore son livre d’hébreu-français et nous répétons régulièrement ensemble les 300 mots qu’il contient. Après quelques mois d’apprentissage, je peux classer les mots en 3 catégories:
1- Les mots parfaitement inutiles que j’ai appris facilement: zebra, hippopotamus, panda, chimpanza
2- Les mots parfaitement inutiles et quasi impossibles à prononcer que j’ai appris à force de les répéter: ‘hatsotrah (trompette)
3- Les mots très utiles au quotidien et que je n’arrive toujours pas à retenir: les 295 autres mots du livre.

Mon Alyah en Vers Sion Originale Episodes 4 à 7 – Le déménagement

J’entends souvent cette remarque: « Vous partez vivre en Israël? Quel courage! ». Ce qui se veut être un compliment dans la bouche de mon interlocuteur met ma femme mal à l’aise. Pourquoi?

Parler de courage suppose qu’il y a un danger et, quelque part, une forme de bravoure, voire d’inconscience, à aller au-devant de ce danger. En somme, nous sommes courageux car un peu « fous », au mieux inconscients, au pire irresponsables. Quel courage (sous-entendu « quelle folie ») de quitter une vie confortable à Paris pour mener une vie incertaine dans un pays en guerre!

Mon Alyah en Vers Sion Originale Episodes 1 à 3 – Les Préparatifs

Ces textes ont été écrit il y a près de 2 ans, lorsque j’ai décidé de faire mon Alyah. Je raconte les préparatifs du départ, l’arrivée en Israël, les premières expériences dans le pays. Ca s’appelait « Vers Sion Originale » et je publie de nouveau ces textes (sous forme de différents épisodes) sur mon blog pour les faire découvrir à d’autres personnes.

Moshé Dayan, un héros d’Israël

Nous sommes en 1941, en Palestine britannique, à la frontière syro-libanaise. Les 2 pays sont sous contrôle du gouvernement de Vichy. Une attaque conjointe de la Liban et de la Syrie, sans doute appuyée par les troupes de Rommel en Afrique du Nord, semble imminente et menace les villages juifs du nord de la Palestine. Des volontaires juifs s’engagent alors au sein de l’armée britannique. Le jeune officier Moshé Dayan fait partie de ceux-là et effectue une patrouille à la frontière libanaise. Ce jour-là, il essuie les tirs des troupes françaises de Vichy basées en Syrie. Il cherche d’où proviennent les tirs. Il prend ses jumelles puis sent son crâne exploser. Les jumelles lui sauvent la vie mais il vient de recevoir le tir d’un sniper français dans son œil gauche, qu’il perd à tout jamais.

A bord du vol Tel-Aviv – Paris: Les Juifs me cassent la tête!

J’ai la chance -ou la malchance, c’est selon- de faire régulièrement la navette entre Israël, où j’habite, et la France, où je travaille.
Du coup, j’ai du tester à peu près toutes les compagnies aériennes qui assurent la liaison Tel-Aviv – Paris, à part Pegasus Airlines (et oui, j’ai vu Midnight Express quand j’étais adolescent!) et Air France (ne travaillant ni dans le Forex ni dans la fausse pub, je n’ai pas les moyens d’acheter un billet pour le prix de deux). Chaque compagnie a ses spécificités, mais il y a toujours une constante: à bord, les juifs me cassent la tête!

Premier Kippour à Jérusalem

La ville entière est dans la rue. Tout de blanc vêtus, les hiérosolymitains sont en route pour la Synagogue; les femmes sont belles,habillées selon les règles de pudeur, avec une jupe longue, un joli foulard ou un élégant chapeau sur la tête. L’ambiance est juste incroyable… Tout Israel se prépare pour ce jour solennel et moi j’ai la chance d’être ici.